Régine Detambel est née le 7 octobre 1963.
Son premier ouvrage est paru aux Éditions Julliard, en janvier 1990, sous l'égide de Christian Bourgois et Elisabeth Gille. Depuis 1994, ses romans paraissent aux éditions Gallimard, dans la collection Blanche.
Elle a publié des romans ( Le Jardin clos , Gallimard, 1994 ; La Verrière , Gallimard, 1996 ; La Chambre d'écho , Seuil, 2001 ; Pandémonium , Gallimard, 2006…), des textes courts ( La Ligne âpre , Christian Bourgois, 1998 ; Blasons d'un corps enfantin, Fata Morgana, 2000 ; Graveurs d'enfance , Folio, 2001…), des essais ( Petit éloge de la peau , Folio, 2007 ; Le Syndrome de Diogène, éloge des vieillesses , Actes Sud, 2008…), de la poésie, des pièces radiophoniques, des critiques d'art, des livres pour la jeunesse… Ces ouvrages sont traduits dans une dizaine de langues.
Régine Detambel est animatrice d'ateliers d'écriture. Sa formation de masseur-kinésithérapeute lui permet d'aborder notamment la thématique du corps. Elle propose également des conférences sur des sujets variés : Eloge des vieillesses, La Peau racontée , etc .
« On commence à se rendre compte aujourd'hui que, sous un apparent désordre, une abondance fiévreuse, une envie de tout écrire et de tout essayer, Régine Detambel compose une œuvre. (…) Elle doit ressembler à cette écriture qu'elle habite : nette, rectiligne, fragile et cassante comme une arche de verre sous laquelle fileraient des torrents de tumulte et de violence. » Pierre Lepape ( Le Monde )
« Une écriture très sobre, classique, qui s'efface devant le sujet. Une émotion qui s'arrête si loin en deçà de la sentimentalité qu'elle pourrait presque passer pour objective froideur. Et l'on hésite à employer le mot ‘réussite' parce qu'il y reste encore une part trop belle au hasard, il faudrait plutôt parler de ‘maîtrise'. Déjà ? Dit-on ‘bête d'écriture' comme on dit ‘bête de scène' ? » Michèle Bernstein ( Libération )
« Ce qui fascine est insaisissable, c'est une sorte de noyau dur, irradiant, que l'on retrouve à chaque livre, un substrat impénétrable qui nourrit une écriture à nulle autre pareille, une écriture au scalpel, vraiment : qui tranche sans cesse dans le vif pour mettre à nu la crudité des mots qui nous gouvernent… »
Bertrand Leclair ( Les Inrockuptibles )
« Ecrire transforme le monde en mots. C'est l'histoire d'une survie tracée de page en page. Réinventer, redire, créer des personnages. Les textes de Detambel atteignent une puissance d'évocation intime que l'on rencontre peu chez les contemporains. Elle ne raconte pas... Les trames ne sont faites que pour se recouvrir de l'enchevêtrement des sentiments. Les plus sauvages, les plus révoltés. »
Xavier Houssin ( Le Monde )
Petit éloge de la peau est un voyage épidermique à travers la littérature et les arts. Depuis Gustave Flaubert, hanté par le personnage du lépreux, jusqu'à La Peau de chagrin d'Honoré de Balzac ; depuis le supplice chinois du dépècement jusqu'aux écorchures de l'enfance chères au Nabokov de Lolita ; de Marcel Proust jusqu'au célèbre paradoxe de Paul Valéry : "Ce qu'il y a de plus profond dans l'homme, c'est sa peau", tous les écrivains furent des écorchés vifs, qui rapportèrent inlassablement que l'aventure humaine est affaire d'épiderme.
À la suite d'une génération de poètes épithéliaux, Bernard Noël fait du corps et de sa peau le fondement de son activité littéraire et poétique. Comme il l'affirme dans Les États du Corps , « le corps est une carrière à mots et ses explorateurs assurent que là, sous la peau, il y a de quoi refaire la langue. » L'originalité de sa pensée philosophico-poétique réside dans la reconstruction de l'idée de peau-surface : celle-ci se donne comme « ce qui couvre et découvre à la fois ». Elle est ce « merveilleux organe à travailler le sens » où s'opère la fusion de l'homme et du monde, laissant ainsi penser que « la langue du poète fuse depuis l'étoffe même du monde ».
La reconnaissance du problème du vieillissement de la population en Occident oblige enfin à sortir des idées reçues sur la vieillesse et à réviser les propos conventionnels sur la beauté, le désir, la sexualité.
Le point de vue de l'éditeur : « Régine Detambel convoque ici une intime et longue connaissance du corps, son érudition littéraire et les différents horizons du geste artistique pour montrer, notamment, comment les artistes, en offrant à l'humanité des œuvres majeures conçues dans leur grand âge, nous donnent sans doute, à travers elles, la seule leçon de vie qui vaille. »
Paul pense qu'elle est un ange, mais Sibylle est le diable dans ce lycée de bonnes sœurs . Sa tabagie, ses emportements et ses poèmes scandaleux troublent la surface lisse de cette société religieuse. Comme s'ils creusaient un trou dans le réel de l'institution, l'étau se resserre sur le jeune couple maudit. Paul est exclu du lycée et sœur Jeanne doit partir en Afrique. Nul n'est prophète en son enfance, et pour Sibylle, privée de ces deux-là, le ciel reste désespérément vide…
Le point de vue de l'éditeur : « Comme souvent dans l'œuvre de Régine Detambel, ce qui se joue dans les mots ramène à l'enfance comme à une représentation du monde. C'est la vie, sa violence même qui innervent une écriture rompue au langage du corps, mais touchée par la grâce de ses jeunes humains. »
Pour les adolescents. Parfois, ce sont des petits riens qui changent la vie. Un SMS vient illuminer une morne journée au collège, le timbre d'une voix fait battre le cœur, une panne de courant révèle l'infinie beauté de la Voie lactée, le désir de transgresser les règles pour se sentir grand fait soudain naître la sensation qu'il est encore trop tôt… Instants éphémères de grâce ou de tristesse que les douze nouvelles de ce recueil s'attachent à saisir au vol pour mieux révéler la fragile magie du monde .
À paraître en 2009 : Noces de chêne (roman), Gallimard ; Elucidaire des choses de l'amour (nouvelles), Gallimard.
Noces de chêne (à paraître) |
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Gallimard, 2009. |
Notre-Dame des Sept Douleurs (coll. « Haute Enfance ») |
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Gallimard, 2008. |
Pandémonium (coll. « Blanche ») |
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Gallimard, 2006. |
Mésanges (coll. « Blanche ») |
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Gallimard, 2003. |
La Chambre d'écho (coll. « Cadre Rouge » & « Point Seuil » n°1062) |
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Le Seuil, 2001. |
La Patience sauvage (coll. « Blanche ») |
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Gallimard, 1999. |
Elle ferait battre les montagnes (coll. « Blanche ») |
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Gallimard, 1998. |
La Verrière (coll. « Blanche » & « Folio » n°3107) |
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Gallimard, 1996. |
Le Ventilateur (coll. « Blanche ») |
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Gallimard, 1995. |
Le Jardin clos (coll. « Haute Enfance ») |
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Gallimard, 1994. |
La Lune dans le rectangle du patio (collection. « Haute Enfance ») |
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Gallimard, 1994. |
Le Vélin |
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Julliard, 1993. |
La Quatrième orange |
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Julliard, 1992. |
Le long Séjour |
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Julliard, 1991. |
La Modéliste |
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Julliard, 1990. |
L'Orchestre et la Semeuse |
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Julliard, 1990. |
L'Amputation |
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Julliard, 1990. |
Les Enfants se défont par l'oreille |
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Fata Morgana, 2006. |
Blasons d'un corps enfantin |
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Fata Morgana, 2000. |
La Ligne âpre |
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Christian Bourgois, 1998. |
Album (coll. « Petite Bibliothèque du XXe siècle ») |
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Calmann-Lévy, 1995. |
Graveurs d'enfance (première édition Christian Bourgois, 1993) |
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Folio n°3637, 2003. |
Les Ecarts majeurs |
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Julliard, 1993. |
Le Tremblement d'écrire (à paraître) |
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Actes Sud, 2009. |
Le Syndrome de Diogène, éloge des vieillesses |
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Actes Sud, 2008. |
Petit éloge de la peau |
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Folio n°4482, 2007. |
Bernard Noël, poète épithélial |
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Jean-Michel Place, 2007. |
L'Ecrivaillon ou l'enfance de l'écriture |
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Gallimard, 1998. |
Colette. Comme une flore, comme un zoo |
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Stock, 1997. |
Icônes |
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Champ Vallon, 1999. |
Emulsions |
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Champ Vallon, 2003. |
Les Contes d'Apothicaire |
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1998 |
Solos |
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1996. |
Les Massachusetts prennent la plume |
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1997. |
La Comédie des mots |
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1997. |
Le Poème indigo |
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1998. |
Le Mystère de la Dame de Fer |
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1998. |
Le Valet de carreau |
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1998. |
Premier galop |
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1999. |
La Nouvelle Comédie des mots |
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1999. |
Jimmy et le reggae |
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2001. |
La Comédie des mots |
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2004. |
Le Rêve de Tanger |
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1998. |
Des petits riens au goût de citron |
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2008. |
L'Arbre à palabres |
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1997. |
Le Prince aux pinces d'or |
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1998. |
Ernest Poustoufle cavale après M. Cruciphore |
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1998. |
Ernest Poustoufle danse la javanaise |
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1998. |
Ernest Poustoufle fait son numéro |
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1999. |
Le Mémo des gens merveilleux |
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1999. |
La Boîte aux lettres de Souriceau |
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1999. |
Le Rêve de Tanger |
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2004. |
Un Noël pas comme les autres |
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1999. |
Rosalie Tête-en-l'air et le monstre |
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2001. |
Ecoute-moi |
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2000. |
Jalouse |
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2003. |
La Fille mosaïque |
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2008. |