Régine Detambel PROPOSE DES CONFERENCES-DEBATS :

La peau racontée

Un voyage épidermique à travers la littérature et les arts.

Vivante histoire littéraire d'un organe méconnu, cette conférence touche tous les publics passionnés de littérature. Depuis Gustave Flaubert, hanté par le personnage du lépreux, jusqu'à La Peau de chagrin d'Honoré de Balzac ; depuis le supplice chinois du dépècement jusqu'aux écorchures de l'enfance ; de Marcel Proust jusqu'au célèbre paradoxe de Paul Valéry : «  Ce qu'il y a de plus profond dans l'homme, c'est sa peau » , tous les écrivains furent des écorchés vifs, qui rapportèrent inlassablement que l'aventure humaine est affaire d'épiderme.

Cette conférence s'inspire de l'essai de Régine Detambel intitulé Petit éloge de la peau (Folio n° 4482, 2007) .

Eloge d'une vieillesse créatrice

L'âge fait-il quelque chose à l'affaire ? Qu'est-ce que les artistes (peintres, écrivains…) ont à espérer de la vieillesse ? Un regard rassurant et rassuré sur ces êtres qui donnèrent des œuvres majeures dans le temps de leur vieillesse. Picasso, Bram Van Velde, Victor Hugo, Nathalie Sarraute, Hermann Hesse… nous donnent une vraie leçon de vie. Mais, d'abord, qu'est-ce que la vieillesse et comment le vieillissement nous atteint-il à chaque seconde ?

 

Cette conférence s'inspire de l'essai de Régine Detambel intitulé Le Syndrome de Diogène , éloge des vieillesses (Actes Sud, 2008).

D'où ça vient ? ou L'Aventure de l'inspiration

La première question que le public pose à un écrivain est celle de la nature de son inspiration. Cette conférence, qui rappelle les nombreuses théories de l'inspiration (de la Bible à Platon, des Romantiques à Freud et aux Surréalistes…), tente de répondre à l'énigme de la création littéraire et de fournir aux lecteurs de tous niveaux un regard renouvelé sur le geste mystérieux de l'auteur… et de tout artiste.

Cette conférence s'inspire de l'essai de Régine Detambel intitulé Le Tremblement d'écrire (à paraître aux éditions Actes Sud, 2009).

Le corps de l'écrivain

Ecrire de tout son corps. J'écris à corps perdu. Où est le corps de l'écrivain tandis qu'il écrit ? Comment se conduit ce corps-là (battements, physiologie, désirs) dans l'inspiration ? Ecrire, ça n'est pas devenir écrivain. C'est devenir autre chose. Ecrire revient à rendre l'essence du monde dont l'auteur ressent tout trop fortement. L'écriture serait le don d'un trop-plein de vie, d'un corps trop présent… Il se peut que l'écrivain ait une santé fragile, une constitution faible (Proust, Michaux…), il n'en est pas moins une sorte de grand vivant…

Les personnages de roman

« Le héros de roman n'accuse pas les dieux », soulignait Alain, qui considérait le roman comme le poème du libre arbitre. Le personnage, en effet, se sait ou se sent responsable de ses actes. En cas d'échec, il s'en prendra à lui-même ou à la société. Héros, protagoniste ou caractère sont des avatars de ce personnage principal devenu l'élément constitutif majeur du roman. Mais en excluant le figuratif, et même le significatif, les grands romanciers occidentaux des années 1920 ouvrirent une querelle du personnage qui devait atteindre son plus haut degré d'intensité en France, au cours des années 1950. Sans compter les solutions contemporaines, par exemple le recours à l'autofiction, l'une des métamorphoses les plus surprenantes du personnage de roman…

La littérature à contrainte

Une contrainte est une règle d'écriture qui entraîne une règle de lecture. Quand les poètes se soumettaient aux règles du mètre et de la rime, les lecteurs de poésie lisaient en se soumettant aux mêmes règles. Le pacte est signé entre l'auteur et le lecteur. Aujourd'hui, en littérature, la contrainte est définie comme une “obligation librement choisie.” Il ne s'agit donc pas d'une gêne, pas d'une restriction non consentie, pas d'un empêchement. Et en effet, ce qu'il faut souligner tout d'abord, c'est que la contrainte libère l'imagination. L'Oulipo de Raymond Queneau et Georges Perec n'a cessé de le prouver !

 

Régine Detambel PROPOSE DES ATELIERS D'ECRITURE

Ateliers d'écriture ludiques ou thématiques

On n'écrit pas avec des idées, on écrit avec des mots ! Un atelier d'écriture rappelle que la langue de l'écrivain est un matériau résistant. Il enseigne donc que l'écriture n'est pas la transcription ou la traduction de l'histoire qu'on a en tête, mais que le texte se modèle comme une sculpture à la fois plastique et rebelle… Des propositions d'écriture pour toucher du doigt la langue ! Ateliers ludiques ou thématiques — le corps, l'enfance, découverte des formes brèves (haïkus, aphorismes, épigrammes, anamnèses, jouer sur toute la gamme des formes et des genres offerts par l'histoire littéraire, car à quoi sert d'écrire si l'on n'a pas trouvé la forme heureuse, qui fera naître l'envie de dire…), l'Oulipo, ou bien des thèmes à la demande… — et formation d'animateurs.

Ateliers d'écriture itinérants

Partir ensemble à la découverte de la ville, pour observer le monde comme un explorateur. Ecrire, en marchant, une sorte de Journal du dehors , puis, de retour à la Médiathèque, mettre en commun ces trésors de l'observation urbaine…

 

 

Régine Detambel PROPOSE DES LECTURES-RENCONTRES

Régine Detambel propose une lecture, suivie d'un débat avec le public, à partir de ses romans, poésies, essais, littérature pour la jeunesse, soient une quarantaine d'ouvrages parus depuis 1990… Elle aborde également le travail des auteurs, morts ou vivants, qui sont la source de son inspiration. Le Jardin clos (Gallimard, 1994), La Verrière (Gallimard, 1996), Pandémonium (Gallimard, 2006) comptent parmi ses romans les plus aboutis. Ses ouvrages, traduits dans une dizaine de langues, témoignent notamment de l'attention portée au corps, jouissant ou souffrant, de l'enfance jusqu'à la sénescence. L'essai intitulé Le Syndrome de Diogène, éloge des vieillesses (Actes Sud, 2008) pose les enjeux d'une question de société devenue brûlante.

 

Pour tout renseignement sur le déroulement et le tarif de ces interventions, merci de bien vouloir joindre Régine Detambel ( regine.detambel@orange.fr )