Petit éloge de la peau est un voyage épidermique à travers la littérature et les arts.
Depuis Gustave Flaubert, hanté par le personnage du lépreux, jusqu'à
La Peau de chagrin d'Honoré de Balzac ; depuis le supplice chinois du dépècement jusqu'aux écorchures de l'enfance chères au Nabokov de
Lolita ; de Marcel Proust jusqu'au célèbre paradoxe de Paul Valéry :
"Ce qu'il y a de plus profond dans l'homme, c'est sa peau", tous les écrivains furent des écorchés vifs, qui rapportèrent inlassablement
que l'aventure humaine est affaire d'épiderme.
Mais la peau se prête également aux images : du retable d'Issenheim à
Francis Bacon et Lucio Fontana, en passant par le plafond de la
Sixtine, Bonnard, Beuys, et les films de Masamura, elle est aussi
l'obsession des plasticiens ou des cinéastes.