Le ciel est vide.

Florence, son mari informaticien et paumé, leur fille lycéenne écorchée vive : une famille presque banale jusqu’au jour où survient Laurent, astronome amateur. Sa mère est une très vieille dame, pensionnaire de la maison de retraite dont Florence est la directrice.

Quand Laurent devient l’amant de Florence, le monde bascule. La vieille dame croit aux anges et la fille de Florence voit en effet un ange dans l’amant de sa mère et un diable dans son propre père.

Chacun se cherche, suit sa route, mûrit, souffre. Le ciel est-il vraiment vide ? Face à l’ordinateur ou bien face au ciel, tous cherchent les anges, les démons ou les extraterrestres qui pourraient donner un sens à leur vie.

La première page

Il est possible que personne n’entende jamais en entier ce récit. Tout ce qui arrive réellement à Stéphane, à Florence, à Pierre, à Marine, leurs joies, leurs paroles, leurs voyages, leurs gestes, qui le voit comme cela se passe ? Et qui sait tout ce qui doit encore leur arriver sur terre ? Qui a la vision de ce qu’il advient de la mère de Stéphane lorsque, avec Marine, elle discourt sur les anges ? Qui entend ce que Stéphane murmure à Florence et ce que Pierre se dit en serrant les poings ? Pas même un dresseur d’horoscopes. Ni les planètes (ces errantes), ni les étoiles, ni la terre, et encore moins eux-mêmes.

La presse

« Régine Detambel dessine en traits légers nos constellations intimes. Grains de beauté. Poudre de lune. Une écriture de vigie. Et un roman magnifique. »

(Xavier Houssin, Point de vue, 3 septembre 2003)

«  Régine Detambel est un écrivain lunaire. Ses livres sont imprégnés d’une clarté tiède et blanche, douce, à la fois minérale et vivante. Dans Mésanges, même la violence, celle du désir, du chagrin, de la colère, baigne dans une sorte de calme, de détachement. (…) Mésanges est un petit roman serein, amer et grave, où la douleur mord sans tuer. »

(Eve de Castro, Le Figaro littéraire, 4 septembre 2003)

« Les romans de Régine Detambel égrènent leur chapelet de crises avec une originalité qui séduit immédiatement le lecteur. Une écriture d’une limpidité et d’une précision dont la simplicité est d’abord l’effet de l’art, mais qui permet aux êtres de se glisser en toute confiance dans le récit. Et d’y dévoiler ce qu’ils ont de plus personnel, de plus secret, de plus touchant aussi. Comme des anges aux ailes déchirées pour avoir voulu faire l’homme. »

(Jean-Philippe Mestre, Le Progrès, 16 novembre 2003)