Martha Ryser-Spiess,
Le Temps (Suisse), 8 mai 2010.
Le choix du libraire
"Comment résister au titre court de ce petit roman inclassable ? Poésie pure, chroniques, récit familial ou poétique, quel rayon pourrait accueillir
Sur l'aile ? Peut-être bien la musique, après tout ! La langue chante des retrouvailles : Raphaël, veuf inconsolable qui n'a pas eu la force d'élever sa petite fille, vit désormais dans sa tour de plumes et Lila, sa fille contorsionniste, revient après la mort de son époux funambule, tombé alors qu'il allait relier les deux tours du World Trade Center, le 11 septembre 2001. Elle apprend à apprivoiser ce petit monde noyé dans la campagne où Alban, Charlotte et Cargo deviennent des personnages dont l'importance grandit alors que se développe l'intrigue. Et si S
ur l'aile était un polar poétique ? Le décor évoque irrésistiblement cette célèbre chanson de Bobbie Gentry, "Ode to Billie Joe", si parfaitement adaptée en français sous le titre
Marie-Jeanne. Je ne raconterai pas la fin ; d'ailleurs j'ai illico repris ma lecture en reculant et en savourant les couplets dans le désordre !"
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Joseph Macé-Scarron,
Jeux d'épreuves (France Culture), 15 mai 2010.
Jeux d'épreuves
Sur l'aile a été chroniqué dans l'émission
Jeux d'épreuves, sur France Culture.
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Xavier Houssin,
Le Monde des Livres, 4 juin 2010.
Sur l'aile et 50 Histoires fraîches de Régine Detambel : vies en suspens
C'en est fini de la douleur pour Régine Detambel. Enfin presque. De cette douleur de l'enfance et de l'adolescence qui l'a jetée si tôt dans l'écriture. Son seul moyen de s'en sortir alors, de se sauver d'une peau sans cesse écorchée. De s'arracher au chagrin de l'indifférence et aux deuils impossibles à mener. Fini. Enfin peut-être... Car on pressent encore, par endroits, de ces meurtrissures sourdes et pas tout à fait apaisées. "J'ai toujours eu pour moi, dit-elle, comme une heureuse absence de mémoire." Des souvenirs négatifs plutôt, à partir desquels elle a développé ses livres. Dieu sait s'il y en a. Depuis ses trois premiers textes, sortis en 1990 chez Julliard (
L'Amputation, L'Orchestre et la Semeuse et
La Modéliste), elle a fait paraître une vingtaine de fictions, six "formes brèves", autant d'essais, plus les recueils de poèmes, les ouvrages pour la jeunesse... A l'inverse de ceux qui s'en vont exhumant le passé, l'oeuvre de Régine Detambel est faite de mots enfouissants. De douceur de draps tièdes, de fièvre vaincue et de peurs étouffées. "Les livres nous soignent, insiste-t-elle. Les métaphores nous réparent, nous recousent."
Sur l'aile, son dernier roman, se trouve ainsi être la narration de cette forme étrange de convalescence. Après la mort de sa femme, Raphaël avait ruminé l'idée de son suicide. Rien ne le rattachait à l'existence. Pas même Lila, sa fille de 4 ans. Il était donc parti chercher de par le monde la corde pour se pendre, l'avait trouvée, idéale, parfaite, et se l'était bouclée à la poutre de sa chambre. Mais au grenier, au-dessus, en singulier miracle, le bruissement inattendu de toute une colonie de pigeons avait emporté son désir d'en finir. "Raphaël, écrit Régine Detambel, se calme aux plumes des pigeons. S'en frotte le visage, c'est si doux. Il éternue. C'est si doux. Il est comme Elie au mont Horeb : pour ce simple souffle sur la joue, tu oublieras ton père et ta mère. Tu oublieras ta fille. Tu oublieras toutes les femmes." Quand Lila, bien plus tard, retrouvera son père, elle le découvrira, apaisé, partageant le colombier de "ses frères de rêve". Il suffit d'un oiseau sur lequel se poser pour traverser l'abîme...
Sur l'aile est une fable troublante qui mêle le sens de la vie et la création littéraire. "On peut se faire croire, explique Régine Detambel, qu'il existe des paroles qui tombent du ciel, qui viennent d'ailleurs, même si on les écrit soi-même. Raphaël confie ses poèmes aux pigeons. S'ils ne lui reviennent pas, c'est qu'ils n'ont pas été assez forts pour résister aux intempéries, aux pièges, à l'égarement..." Chapitres en miroir, écriture à facettes. "Ce livre a été très nouveau pour moi, continue-t-elle. Il est 'monté' en quelque sorte. J'avais étudié l'été dernier le montage de cinéma et je me suis amusée ici à créer des chocs, des ellipses..."
On retrouve cette manière de séquences liées dans
50 histoires fraîches, le recueil de textes courts qu'elle publie simultanément chez Gallimard. Des arrêts sur image laissant les instants de la vie en suspens. Chacune de ces nouvelles cueille un personnage au creux d'un vacillement. "Cela aurait d'ailleurs pu s'appeler 'Vacillations', dit Régine Detambel. La fraîcheur de ces histoires, c'est le moment de charnière, de bascule entre deux états. Naïveté, dans le sens de nativité. Aveuglement. On se demande quelle direction il faut prendre : ce qui se passe vaut-il vraiment le coup ?"
Pensées vagabondes le long de trajets en voiture ou en train, kilos en trop et courses dans les magasins. L'inquiétante étrangeté se niche au détour des cases de nos improbables marelles. "N'importe quel moment qui semble insignifiant peut se révéler, après-coup, une étape importante de l'existence. J'ai voulu parler de ce déséquilibre. Car rien ne ressemble à l'idée que l'on s'en fait. Comment réagit-on face à ce qui nous apparaît dangereux, grotesque ou absurde ?"
Toutes ces
Histoires se lisent dans la trace et l'impression des autres. "Les grands tournants viennent toujours du dehors, écrit Régine Detambel dans la septième de ces petites pièces de puzzle, solitaires et solidaires. Ils viennent du ciel ou des arbres ou de certains lieux, de certains moments qui nous poussent ou plutôt nous inclinent. On sent comme la pression d'une main sur l'épaule, d'une main invisible qui nous incite à changer de direction. Alors nos pas, notre regard et la pensée qui le suit, se mettent à virer de bord." Le courage simple de ne plus souffrir. De se sentir vivant.
SUR L'AILE de Régine Detambel. Mercure de France, 144 p., 14 €.
50 HISTOIRES FRAÎCHES. Gallimard, 226 p., 17,90 €.
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Christine Ferniot,
Lire, juin 2010.
Les messagers de l’espoir
Raphaël vient de perdre sa femme. Desespéré, il cherche à en finir, jusqu’au moment où des pigeons vont redonner un sens à sa vie.
Vingt-cinq ans après ses études de kinésitherapie, Régine Detambel décide brusquement de retourner à l’université et d’entamer un master de lettres modernes. Après avoir longtemps travaillé sur les corps des hommes et des femmes, les avoir aidés à se reconstruire, à se relever, elle désire conquérir l’écriture autrement, en finir avec l’autobiographie qu’elle cultive dans ses textes depuis une vingtaine d’années et entrer dans ce qu’elle appelle une «farandole encyclopédique». «Faire table rase» est d’ailleurs une expression qu’elle emploie volontiers sans jamais jouer les crâneuses. Ses deux nouvelles parutions, Sur l’aile et 50 histoires fraîches, sont bien l’expression d’un tournant dans sa vie littéraire : ni tout à fait un roman, ni vraiment des nouvelles.
Sur l’aile commence avec le départ de Raphaël. Sa femme vient de mourir. Il n’a plus goût à la vie et décide de tout quitter, abandonnant Lila, son enfant de quatre ans, à une famille d’accueil. Raphaël croit ainsi préserver la fillette en s’éloignant d’elle comme s’il était toxique. Décidé à se pendre à la plus haute poutre de la maison familiale, il découvre que le grenier est devenu un immense colombier colonisé par des pigeons voyageurs. En touchant les plumes de ces corps fragiles, Raphaël est sauvé : il consacrera sa vie à cette volière géante, deviendra colombophile averti. Mélange de réalisme et d’onirisme, cette fiction est une merveille poétique et reprend les thèmes qui sont chers à l’auteur : la puissance tactile, la force des lieux et du temps qui passe, la puissance des rêves, les vies qui se brisent… ou bifurquent. Le choix du pigeon voyageur, porteur de dépêches, ne volant que pour rentrer chez lui, devient peu à peu une métaphore de l’écriture. Le pigeonnier, lieu rêvé, est également celui du perpétuel éveil. Rédigé d’une traite — après une longue maturation —, ce livre est aussi aérien que les ailes de ses oiseaux, et funambulesque, à l’instar de Raphaël qui se met à revivre en apesanteur. Sur l’aile est aussi un roman sur la passion et l’amour filial maladroit, complexe mais total.
L’instant qui remet tout en cause
Parallèlement, Régine Detambel publie un recueil de textes courts qui ne comportent aucun titre mais des numéros, au début de chaque fiction. Pas de chute systématique, mais la volonté d’être là quand la vie bascule, ou vacille. La métaphore de la photo revient souvent, sur le mode de la retouche : «Chaque histoire nourrit la précédente, dit Régine Detambel, sans qu’il soit nécessaire de les lire en continuité, de chercher une organisation stricte. En fait, les saveurs, les situations s’additionnent et se développent.» La «fraîcheur» qu’elle évoque dans le titre est un moment pivot entre deux états : une femme s’arrête devant un miroir et se met à dialoguer avec elle-même, un laveur de carreaux distingue tout à coup l’image de Dieu dans la glace, un vieillard regarde un arbre pousser dans sa maison, et un homme confie ses textes à des pigeons voyageurs qui reviendront (ou ne reviendront pas). L’auteur cherche l’instant de la brûlure, de la prise de conscience, du jaillissement qui remet tout en cause. «Tous les matins, dit-elle, je recommence ma vie comme s’il n’y avait rien derrière.» C’est l’écriture qui lui a donné la clé de cette liberté, le désir de tenter d’autres processus littéraires, d’autres formats. Le déséquilibre ne lui fait pas peur. Régine Detambel veut aujourd’hui transmettre son expérience à ses lecteurs comme elle le fit lorsqu’elle recevait ses patients dans son cabinet de kiné. Elle poursuit ces échanges dans ses rencontres en bibliothèque ou à travers ses essais littéraires. Ainsi, dans son
Petit éloge de la peau (Folio) elle évoquait le thème de l’écorchée vive et proposait un voyage épidermique qui allait de la
Princesse au petit pois, le conte d’Andersen, aux photos de tatouages et aux démangeaisons. A présent, elle veut «écrire sur l’écriture», mener une «vie de papier» et expliquer à quel point la lecture a des vertus thérapeutiques. De fait, ses deux nouveaux livres ne devraient pas seulement figurer sur toutes les tables des libraires mais également dans les bons manuels de médecin.
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Catherine Vigourt, auteur, le 21 juin 2010.
Dernière publication
Un jeune garçon (Stock, 2010)
Sur l'aile
Chère Régine Detambel,
ce matin, je surveillais l'adolescence studieuse en astreinte de baccalauréat. J'avais réservé pour ces quatre heures particulières le régal de vous lire. J'ai plongé dans le duvet de
Sur l'aile, qui adoucit et revigore. Je crois que j'ai failli oublier les candidats, portée par l'envol. Et pourtant, où vous nous emmenez avec ce texte si puissant et fin, ce n'est pas à l'extérieur de la vie, mais dans son creux chaud et violent.
Vos personnages ne vont pas me quitter, Raphaël et Lila, Cargo, Charlotte, le jeune homme au pantalon rouge, les cirés jaunes au bord du vide, et ces pigeons du retour permanent qui semblent n'exister qu'en un seul être ravissant. Pourtant, pour tout vous dire, je n'étais pas la mieux disposée des lectrices, mon grand-père, survivant des tranchées, m'ayant raconté des choses ambivalentes sur ceux qu'il appelait les porteurs de désastre. Je vois mieux tout ce que peut soulever leur aile. J'aime aussi comment vous faites sentir un paysage sans le décrire, en rendant palpables ses lignes de force et de douceur.
Ce que vous mettez à la bouche de Raphaël séquence 39 me rejoint profondément.
Votre langue est magnifique, sensuelle, tendue, rythmée, ouverte à notre imaginaire et dérangeante à la fois comme on aime dans les lectures-expériences qui sont les plus belles. Vous tissez bien, et je vais me remettre dans vos fils, vos courbes, vos noeuds, vos torons et votre âme en allant vers les
Histoires fraîches.
Je vous souhaite le meilleur.
Catherine Vigourt
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Bernard Fournier,
de l'Académie Mallarmé, juin 2010.
Sur l'aile
Régine Detambel, c’est d’abord, une écriture, un style, ce qui est remarquable de nos jours. On peut à son propos dire que l’histoire importe peu, puisqu’il y a ce bonheur de la langue. Et pourtant, dans ce livre-ci, le récit se veut des plus oniriques. On pense à Italo Calvino qui avait eu le génie d'imaginer un homme passant sa vie dans les arbres. Avec Régine Detambel, c’est un homme mûr qui décide de vivre avec les pigeons : « On transforme sa main en sciant du bois, en lavant par terre, en retournant la terre. On la transforme aussi en soignant les pigeons ». On reconnaîtra ici un style large et percutant en même temps que l’attachement au corps chez Régine Detambel (
Noces de chênes, Petit éloge de la peau, etc.). On est alors proche du poème. Du reste le personnage principal est un poète, rare, mais un poète qui envoie ses poèmes par pigeon voyageur : « Si le pigeon ne revient pas ou si le papier a souffert du voyage dans son tube porte dépêche, c’est que la poésie n’est pas bonne, puisqu’elle n’a pas su résister à l’épreuve du vent et des nuages, de la pluie et des éperviers. » Voilà une sanction à la Prévert qui donne une furieuse leçon de modestie à l’écrivain. Mais avec Régine Detambel, on est certain de la postérité, ou pour le moins, et c’est déjà beaucoup, du plaisir immédiat qu’elle nous donne à la lecture : « Son visage piquant de barbe dans ce petit soleil du matin est un oursin de lumière ». Gageons que cette aurore soit celle de la poésie.
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Christophe Grossi,
Le Blog ePagine, 2 juillet 2010.
Sur l'aile
Régine Detambel vient de publier
Sur l’aile au Mercure de France, vingt ans après
L’Amputation, son premier roman paru chez Julliard (époque Christian Bourgois ; ouvrage épuisé aujourd’hui).
Sur l’aile, en revanche, est bien disponible, et en papier, et en numérique ainsi que les
50 histoires fraîches parues au même moment chez Gallimard.
Sur l’aile est une histoire de drôles d’oiseaux : de sédentaires et de nomades. De collectionneurs de colombes et de secrets : de colombophiles. D’endroits où naître, se réfugier, s’extraire du monde tout en tentant de communiquer avec lui, où fuir : de colombiers. De vivants, de morts-vivants, de gens qui se reposent et d’autres qui ne reposeront jamais en paix : de colombariums. Une histoire d’ailes, sur le fil, le filin, la corde : de volières. Une histoire où l’on joue avec la corde, où l’on y danse aussi, une corde qu’on apprend à tresser, une corde qu’on accroche à une poutre, une corde pour se prendre ou regarder le monde d’en haut, de laquelle on tombe, une corde qui sauve la vie ou avec laquelle on joue sa vie à un fil.
C’est une histoire dans laquelle un homme, Raphaël, veuf et père, se prépare à en finir avec la vie. Il fabrique sa corde, vise une poutre, grimpe mais ne se lance pas : il vient de trouver un sens à sa vie. Et ce sens a des plumes, un bec, des ailes. Alors cet homme va s’enticher de pigeons qui voyageront pour lui, qui lui serviront de support de lecture, de matière à poèmes. « Raphaël dit sentencieusement qu’on est grec dans la première partie de sa vie, on veut tout savoir et tout comprendre, on se bagarre avec d’autres types pour savoir qui a raison. Mais on devient chinois quand on vieillit. », écrit l’auteur. Sa sagesse à Raphaël est d’avoir réussi à se retirer du monde (ou presque), et de vivre en ermite dans sa volière, couvant ses petits, là où désormais il note des phrases sur des pages arrachées d’un carnet qu’il enroule à la patte de pigeons voyageurs qui reviendront (les phrases et les oiseaux). Mais dans quel état ? Avant cela, sa fille, Lila, s’est envolée sans fil à la patte, croyait-elle. Dans les airs, elle a dansé pour celui-là dont elle est tombée amoureuse avant que lui-même ne tombe à son tour (du ciel). Le père l’a oubliée et sa fille a tenté de faire de même : l’oublier, perdre jusqu’à son nom, jusqu’à sa langue mais c’est son mari qu’elle perdra. Match nul, balle au centre. Comme les pigeons voyageurs, elle reviendra dans la maison du père qui n’est plus qu’un arbre. Et elle restera là en compagnie de Raphaël, Alban, Charlotte et Cargo, le temps qu’il faudra, le temps du drame.
Sur l’aile est aussi une histoire de corps, de colombes, d’hommes et de femmes à qui on joue un mauvais tour, qui vont s’élever, se croiser et tomber. Mais la folie guette chacun des personnages – et peu d’issue favorable pour l’amour ; pour le sexe : un peu. En revanche, on passera sa vie à chérir la
columba, à retrouver ce qui reste de la part d’enfance (odeurs, contes, « l’autre monde ») quand elle n’est pas violentée et délabrée (comme la mémoire).
C’est une histoire d’ailes écrite par un écrivain qui aime les écritures à contraintes et les mots, qui aime jouer avec eux. Alors nous ne serons pas étonnés de voir autant de « l » dans les prénoms des personnages, que ce soit Lila (variante de Leïla, anagramme presque parfait de « aile »), Raph-aile (Rapha-El : Dieu guérit), Alban le blanc ou Charlotte la forte. Tous, sauf celui qu’on nommera Cargo – à cause du culte de cargo ou bien parce qu’il a du plomb dans l’aile ou encore parce qu’il ne veut pas d’elle, de Lila ? On ne dira rien de plus de sa folie, de ce qui relie en creux les personnages entre eux. On peut juste ajouter qu’on retrouve ici la poésie primale de Régine Detambel, une phrase à la fois tendue et folle qui vient puiser dans les quatre éléments notre part d’animalité, de rêverie, d’enfance (entre imaginaire, cassure et violence).
À vous de vous lancer maintenant vers ces 69 chapitres et cette histoire qui se lit à-tire-d’aile. Qu’on peut feuilleter en ligne sur
ePagine. Qu’on peut télécharger au même endroit ou chez les libraires partenaires (les premières pages sont gratuites). Qu’on peut partager (en PDF ou en ePub) avec d’autres colombophiles ou amateurs de Régine Detamb
ailes. Et après… ? Eh bien, ruez-vous sur ses
50 histoires fraîches. C’est de saison, non ?
… et d'autres blogs enthousiastes
Cunéipage, L'Attrape-Livres...